College Druidique des Gaules

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Les 4 saisons

Le primtemps

 

Ecartant les brumes des cieux,

Un timide rayon solaire,

Tel un lutin facétieux,

Vint frôler le visage de la terre.

 

Très vite, il devint plus pressant,

Appela à l’aide ses frères,

Ils furent bientôt mille et cent,

Pour lui ôter les lambeaux d’hiver.

 

Dans le corps de la belle endormie,

A la nudité indécente,

La jeune sève de la vie,

Gonfla sous les caresses incessantes.

 

Alors, sortant de sa longue torpeur,

Elle s’offrit au feu du soleil,

Qui lui offrit mille fleurs,

Et des chants d’oiseaux pour son réveil.

 

L'été

 

Gorgée de vie, grisée d’odeurs,

Courtisane comblée, Dame terre,

S’offre sans la moindre pudeur,

A son divin maître solaire.

 

Débordant sa croupe opulente,

Les champs s’étendent à foison,

Immenses vagues ondulantes,

Promesse de riches moissons.

 

Le vent se fait léger et taquin,

Il agite sa chevelure dorée,

Et parfois d’un souffle coquin,

Entrouvre sa vêture colorée.

 

Et même, quand parfois éclate,

Dans le ciel un orage d’été,

Sur son tendre corps écarlate,

Glisse une ondée de volupté.

 

L'automne

 

Voici venu le temps de la trêve,

Et le repos réclame son heure,

La fête de la vie s’achève,

L’astre solaire réduit son ardeur.

 

Le ventre de la terre n’est plus fécond,

Le bleu du ciel se couvre d’ombres,

La verte parure change de ton,

Les couleurs se font plus sombres.

 

Le jour économise sa lumière,

Et le vent soufflant plus fort,

Allume le feu dans la chaumière,

Et chasse l’oiseau loin du nord.

 

Repue d’amour et de délices,

Dame nature prépare son sommeil,

S’offrant, en un ultime caprice,

Aux dernières caresses du soleil.

 

L'hiver

 

Silence des jours, longueur des nuits,

Parfois brisé d’un long cri de vent,

Parfois troué d’un sanglot de pluie,

Sur le corps meurtri d’une terre rêvant.

 

Elle rêve à ses amours de printemps,

Et aux étreintes d’un été radieux,

Vierge offerte aux caprices du temps,

Aux désirs des hommes et des Dieux.

 

Puis sont venues les bises d’automne,

Qui lui ravirent ses riches parures,

Ce fut la chute lente et monotone,

De sa vigueur et de sa verdure.

 

Maintenant, sous son blanc linceul,

Tout au fond de son cœur maternel,

Elle protège, tremblante et seule,

Le fruit nouveau du cycle éternel.

 

Druide /I\ Kadfeal (période bardique)

 



02/07/2018
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