College Druidique des Gaules

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Les 4 éléments : la Terre - l'Air - l'Eau - le Feu

La TERRE, variée en couleurs et en structures, la TERRE-MÈRE, source d’abondance pour le paysan qui la cultive et l’abreuve et nourricière pour les hommes, intéressa très tôt les Druides qui y voyaient la matière éternelle qui évolue continuellement, qui donne, après fécondation, les récoltes, les fruits, les céréales, les arbres, les fleurs. C’était ISIS la noire, qu’il fallait travailler et retravailler sans cesse pour conserver sa fécondité.

L’Ovate y rechercha les pigments minéraux et les plantes guérisseuses, plus tard, le métallurgiste y chercha les minerais, le cuivre, l’étain, le fer et l’orfèvre, l’or et l’argent.

On en extrayait des pierres, parfois énormes pour dresser les menhirs, ériger les dolmens et les cromlechs, indiquant les lieux chargés ou sacrés, là où se trouvaient les courants telluriques, leurs croisements, système nerveux vital de la Terre.

 

Très vite, l’homme dompta le            VENT, afin qu’il gonfle les voiles des navires, l’Ovate s’en servit et même le Barde, plus poétiquement, en chanta le souffle puissant de la bise qui plie la nature à sa volonté, mais aussi le murmure de la brise qui ride l’eau, frôle la joue, et agite le feuillage des arbres. Plus subtilement, les Druides étudièrent l’AIR qu’ils avaient jugé indispensable à la vie, à la santé par les effluves qu’il peut transporter. Ils déterminèrent les lieux où l’air est plus sain et plus propice à soigner, où l’atmosphère, chargé des émanations de la TERRE, est plus vivifiant, et même plus favorable à la méditation, à la respiration profonde et régénérante.

 

L’EAU, par contre, à toujours intrigué l’homme, liquide étrange, qui le désaltère quand la soif le tenaille, mais qui est aussi nécessaire à la vie de la TERRE, sans qui elle ne serait qu’un désert aride et stérile.  Parfois, jaillit de ses profondeurs, une source, un «lait des Morganes» vigoureux et riche en éléments minéraux, qui non seulement étanche la soif mais guérit les blessures et les maux. L’Ovate passa maître dans la science de la recherche sur les bienfaits de ce liquide indispensable à la vie, non seulement de l’homme, mais également des animaux et des plantes. Le Barde en chanta le jaillissement clair et joyeux à travers les pierres, en cascades, en sources vives qui furent sacralisées.

 

La conquête du FEU fut certes, l’un des fleurons de l’histoire de l’humanité. La flamme faisait peur au primitif mais, il sut très vite la domestiquer. Le feu réchauffait ses membres, la viande cuite était bien meilleure au goût, il devint le centre de son habitat et gardé précieusement. En cas d’épidémie, on pouvait purifier l’air en brûlant des herbes odorantes et aseptisantes, le FEU protégeait aussi des bêtes féroces, des insectes.

Plus tard, il servit en métallurgie pour fondre le fer, fortifier la lame des épées, la pointes des lances et des flèches, fabriquer le bronze et forger tous les métaux. A son tour, le FEU fut sacralisé.

 

Mais ces 4 éléments, vitaux pour la vie de l’humanité ne sauraient exister, ne pourraient survivre s’ils n’étaient eux-mêmes animer de ce qu’on pourrait comme leur ÂME, la NWYVRE, cette vibration primordiale et universelle qui permet à ces 4 éléments de continuer à nous prodiguer leurs bienfaits et nous assurer la continuité de la VIE.

 

 

Druidesse /|\ UXELLIA

 



31/07/2018
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